Le valentinianisme et la crise interne du christianisme au IIᵉ siècle

Lorsqu’on parle des grandes hérésies des premiers siècles chrétiens, on imagine généralement des groupes marginaux, enfermés dans des cercles obscurs, éloignés de la vie ordinaire des communautés. Le cas du valentinianisme brise ce schéma. Entre les IIᵉ et IIIᵉ siècles, le système élaboré par Valentin, l’un des maîtres gnostiques les plus sophistiqués, s’est infiltré au cœur même de l’Église, a attiré des élites cultivées, a produit une littérature de très haut niveau et a presque constitué, en certains lieux, une alternative interne viable au christianisme naissant.









